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A Monreale, sur les traces des rois normands de Sicile

  • Pauline de Préval
  • 18 oct. 2024
  • 1 min de lecture

Dernière mise à jour : 24 oct. 2024

Au carrefour de l’Afrique, de la Grèce et de l’Italie, la cathédrale de Monreale domine la Conque d’Or et la ville de Palerme. De loin, ses volumes pleins, flanqués de deux tours, évoquent une abbaye romano-normande. De près, son décor d’arcatures qui se chevauchent et de rosaces en opus sectile fait hésiter entre un palais arabe et une église romaine. A l’intérieur, ses mosaïques nous plongent dans la gloire de Byzance. Avec l’esprit de synthèse, la vigueur et la souplesse qui caractérisent les rois normands de Sicile, Guillaume II de Hauteville unit dans cette cathédrale, construite entre 1172 et 1176, toutes les splendeurs des civilisations qui se succédèrent sur l’île pour magnifier la royauté divine.


Chevet de la cathédrale de Monreale
Chevet de la cathédrale de Monreale © Pauline de Préval
Mosaïque cathédrale de Monreale - Christ Pantocrator
Cathédrale de Monreale - Christ Pantocrator © Pauline de Préval
Mosaïque de la cathédrale de Monreale - Création du monde et histoire de Noé
Cathédrale de Monreale - Création du monde et histoire de Noé © Pauline de Préval
Mosaïque de la cathédrale de Monreale en Sicile - Lutte de Jacob avec l'ange
Cathédrale de Monreale - Lutte de Jacob avec l'ange © Pauline de Préval

Comme son grand-père, Roger II, Guillaume II de Hauteville rêvait d'une thalassocratie chrétienne qui rayonnât jusqu'à Pise, Carthage et Byzance. Il signa lui-même la fin du royaume normand de Sicile en faisant alliance avec Frédéric Barberousse, dans l'espoir de conquérir Byzance, mais sa cathédrale continue d'incarner la plus grande tentative d’unité jamais réalisée entre cultures du bassin méditerranéen, chrétientés d’Orient et d’Occident.


Mosaïque de Guillaume II de Sicile dans la cathédrale de Monreale
Guillaume II de Sicile couronné par le Christ à l'entrée du choeur © Pauline de Préval

Originaire de Normandie, Guy de Maupassant ne pouvait qu'être sensible à cet art, à la fois exotique et familier. Du cloître de la cathédrale de Monreale, il écrivait qu’il « jette dans l’esprit une telle sensation de grâce qu’on y voudrait rester presque indéfiniment ».


Cloître de la cathédrale de Monreale
Cloître de la cathédrale de Monreale © Pauline de Préval
Chapiteau du cloître de la cathédrale de Monreale
Chapiteau du cloître - Les saintes femmes devant le tombeau vide du Christ © Pauline de Préval

 
 
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